Présidentielle 2027 Projet citoyen indépendant
Votre abstention a une raison. Faites-la compter.
Vous avez déjà décidé de ne pas voter à la présidentielle 2027? Dites pourquoi. Votre raison rejoint un compteur public et des témoignages anonymes, pour que l'abstention ne soit plus seulement un chiffre sans voix.
- 2 minutes
- Publiée anonymement
- Une validation par email
Ce site ne demande à personne de s'abstenir. Il écoute celles et ceux qui ont déjà fait ce choix. Vous votez? Vous pouvez aider autrement. · Comment déclarer?
Le mouvement, en temps réel
Chaque raison rend le silence plus lisible
Objectif: un million de raisons documentées. Prochaine étape: 100 déclarations validées. À chaque palier atteint, un rapport public est publié.
Le site vient d'ouvrir. Le compteur affiche le total réel de déclarations validées par email, rien d'autre — les premières déclarations sont celles qui fondent le mouvement.
Votre parole, vos mots
Faites entendre votre raison
Choisissez ce qui vous ressemble. Vous pouvez vous arrêter aux cases ou ajouter quelques phrases. Votre identité ne sera jamais publiée. La déclaration est réservée aux personnes inscrites sur les listes électorales françaises, y compris les Français de l'étranger.
- Vous cochez vos raisons et, si vous voulez, vous écrivez pourquoi. Le témoignage est facultatif.
- Vous validez par email, une déclaration par adresse. L'adresse reste conservée de façon privée pour auditer les validations et traiter les demandes de suppression; elle n'est jamais publiée ni reliée publiquement à ce que vous avez écrit.
- Votre déclaration devient publique: elle entre dans le compteur, dans la répartition des motifs, et votre témoignage est publié tel quel après modération — cité verbatim dans les rapports.
Les objections, prises au sérieux
Une démarche qui ne répond pas à ses critiques ne mérite pas d'être crue. Voici les nôtres, y compris celles qui font mal.
« S'abstenir, c'est laisser gagner les extrêmes. »
C'est l'objection la plus sérieuse, et ce site n'y répond pas en appelant qui que ce soit à s'abstenir: il n'appelle personne. Il enregistre un choix que des millions de personnes ont déjà fait, seules, sans que rien n'en soit consigné.
L'objection suppose aussi que le seul signal possible est le bulletin. Or une abstention muette ne coûte rien au système et n'inquiète personne; une abstention documentée, comptée, motivée, se discute. Si vous pensez que voter est le meilleur usage de votre voix: votez. Et aidez quand même — ce site a besoin des deux.
« Ça ne changera rien au résultat de l'élection. »
Non, et rien ici ne prétend le contraire. Ce site ne change pas le résultat: il change ce que l'on sait des gens qui n'y participent pas. Aujourd'hui l'abstention n'existe que sous la forme d'un pourcentage annoncé à 20 heures, sans une seule raison attachée. Demain elle peut exister sous la forme d'un corpus public, sourcé, réutilisable par les journalistes, les chercheurs et les citoyens eux-mêmes.
Ce qui se joue n'est pas le résultat d'avril 2027, c'est ce qu'on pourra dire de la légitimité qui en sortira, chiffres en main.
« Pourquoi pas le vote blanc? »
Le vote blanc exprime un refus des candidats, mais un soutien au mode d'élection: en vous déplaçant, vous validez la procédure, et le décompte officiel n'en fait rien. L'abstention, elle, retire son consentement au jeu lui-même. Les deux gestes sont respectables, ils ne disent pas la même chose. Si le vote blanc vous correspond mieux, allez-y — et venez quand même déposer une idée.
« Vous faites campagne pour l'abstention. »
Non. Ce site ne soutient aucun candidat, ne collecte aucun don, n'appelle pas à s'abstenir et n'a aucun lien avec un parti ni avec l'État. Il ne s'adresse qu'à des personnes ayant déjà décidé de ne pas voter, et il assume une seule position: cette décision mérite d'être entendue avec ses raisons plutôt qu'ignorée en bloc.
Ce que ce site est
- Un porte-voix pour celles et ceux qui ont déjà choisi l'abstention
- Une cartographie publique et sourcée des raisons
- Un chantier d'idées pour la suite
Ce qu'il n'est pas
- Une campagne incitant à s'abstenir
- Un sondage ni une estimation de résultat
- Un parti, une candidature, une collecte de dons
« Qu'est-ce que vous faites de mon adresse email? »
Elle sert à envoyer le lien de validation, empêcher les doublons, auditer le compteur et traiter les demandes de suppression. Elle reste conservée de façon privée et n'est accessible qu'à l'administrateur du projet. Elle n'est jamais publiée, jamais reliée publiquement à votre témoignage, jamais revendue et jamais utilisée pour vous écrire autre chose. Les inscriptions aux rapports sont stockées séparément, avec double confirmation et désinscription à tout moment. Aucune adresse IP n'est conservée.
« Comment savoir que le compteur n'est pas gonflé? »
Le compteur n'affiche que les déclarations validées par email, une par adresse, et rien n'est jamais pré-rempli: il a démarré à zéro et il monte au rythme réel des gens. Les chiffres bruts sont publics en JSON et les publications en flux RSS, vérifiables par n'importe qui.
Sa limite est écrite dans la charte: une adresse email n'est pas une personne. Une vérification plus forte (une voix par numéro de téléphone, numéro non conservé en clair) est prévue avec le volume. Nous préférons un chiffre petit et vrai à un chiffre gros et invérifiable.
« Qui est derrière ce site? »
Un citoyen indépendant, sans parti, sans financement, sans candidat à soutenir. Le site est en alpha, construit et payé seul. Toute question, critique ou demande de suppression: [email protected] — les réponses viennent de la même personne. Une page de mentions légales complètes accompagnera l'ouverture publique prévue en janvier 2027.
« Je ne suis pas électeur en France. »
La déclaration porte sur l'élection présidentielle française d'avril 2027: elle n'a de sens que si vous êtes inscrit sur les listes françaises. Tout le reste vous est ouvert — proposer une idée, soutenir et partager. Une version anglaise de cette page existe pour les lecteurs, les journalistes et les chercheurs étrangers.
Pourquoi on n'arrive pas à en sortir
Plus d'un électeur sur quatre s'est abstenu au premier tour de la présidentielle 2022. L'abstention est devenue le premier bloc politique de France, et c'est le seul qui n'a aucun porte-parole. Ce n'est pas un accident. Le système est construit pour durer, pas pour écouter, et quatre mécanismes se verrouillent mutuellement.
1Le vote utile verrouille l'offre
Le scrutin à deux tours pousse chacun à voter contre sa peur plutôt que pour sa conviction. Les partis installés le savent: il leur suffit d'être la moins pire des deux options finales. L'offre politique n'a pas besoin de convaincre, seulement de survivre au tri.
2Les règles sont écrites par les gagnants
Changer le mode de scrutin, le financement ou les institutions demande l'accord de ceux qui doivent leur carrière aux règles actuelles. Le financement public des partis est indexé sur les voix passées, l'accès aux médias sur le poids déjà établi. Tout récompense ce qui existe, rien ne finance ce qui pourrait le remplacer.
3Une bande passante dérisoire
Tout ce que vous pensez sur la santé, l'école, le travail, le climat ou la justice est comprimé en un seul geste tous les cinq ans: choisir un paquet préassemblé que vous n'avez pas composé. Un signal aussi pauvre ne peut pas piloter une société complexe, et chacun raisonne dans une fenêtre d'observation minuscule, sans jamais voir la grille de lecture des autres.
4L'abstention est invisible par construction
Un candidat choisi au premier tour par un inscrit sur cinq peut exercer ensuite la totalité du pouvoir. Le calcul de la légitimité ignore ceux qui ne jouent plus: s'abstenir en silence ne coûte rien au système. C'est exactement pour cela que ce site existe: rendre l'abstention audible, avec ses raisons.
Changer de système: avant l'IA, avec l'IA
Les meilleures réponses d'avant l'IA
Des alternatives sérieuses existent depuis longtemps. Le vote par classement, imaginé dès Condorcet en 1785, où l'on ordonne les candidats au lieu d'en élire un seul. Le jugement majoritaire, où l'on évalue chaque candidat sur une échelle de mentions. Et le tirage au sort, qui a fait vivre la démocratie athénienne et fait encore fonctionner nos jurys d'assises: des citoyens ordinaires, représentatifs par construction, qu'aucune carrière ne tient. Ces méthodes suppriment le vote utile ou la caste des candidats professionnels. Elles sont étudiées, testées, solides. Aucune n'a été adoptée: relire le mécanisme n°2.
Leur limite commune
Le classement et le jugement améliorent le tri; le tirage au sort change qui décide. Mais aucun n'élargit la bande passante: quelques personnes, désignées pour des années, continuent de porter seules la parole de millions d'autres. C'était le plafond de ce qu'on pouvait faire avant l'IA.
Ce que l'IA rend possible
Pour la première fois, on peut écouter des millions de personnes en langage naturel sans les réduire à une case: cartographier les arguments, mesurer où ils convergent et où ils s'opposent, confronter la grille de lecture de chacun à celle du reste de la population, arbitrer sujet par sujet au lieu de déléguer tout le pouvoir à une personne tous les cinq ans. Cela demande de repenser le système depuis le début, pas d'ajouter une couche numérique sur l'existant.
Les pièges que ça permet d'éviter
La partialisation du travail public, d'abord: servir la collectivité est devenu le monopole d'une caste partisane, où l'étiquette compte plus que la contribution. Avec un arbitrage assisté par IA, beaucoup plus de gens peuvent servir, pour des mandats plus courts, et chaque contribution peut être évaluée de façon transparente, sur pièces. La guerre des ego, ensuite: le système actuel sélectionne ceux qui survivent aux primaires, aux plateaux et aux coups bas, et leur demande leur pire visage. Un système où la contribution est publique, sourcée et évaluée pour ce qu'elle apporte pousse chacun à montrer son meilleur.
La condition: une constitution transparente
Une gouvernance assistée par une IA opaque serait pire que le système actuel. Mais l'inverse est possible: donner à l'IA une constitution transparente, fondée sur les principes et les valeurs les plus universels et les plus fondamentaux, l'intérêt général en premier. Publiée intégralement, critiquable et amendable par tous, elle peut être acceptable par tous parce que lisible par tous: aucun programme de parti n'a jamais offert cette garantie. En attendant, la méthode s'applique ici à petite échelle: chaque synthèse citera les témoignages dont elle est tirée (la charte de ce site). Les idées publiées sont le début de ce chantier: proposez la vôtre.
Témoignages publiés
Témoignages de déclarations validées, publiés tels quels après modération (retrait des seuls contenus illégaux ou hors sujet). Suivre les publications: flux RSS.
Les premiers témoignages publiés apparaîtront ici après modération. Le vôtre peut être le premier: déclarer et témoigner.
Idées pour la suite
S'abstenir ne suffit pas: à quoi devrait ressembler la suite? Idées citoyennes, anonymes, modérées, citées verbatim. Ouvert à tout le monde, y compris à ceux qui votent.
Les premières idées publiées apparaîtront ici après modération.
Proposer une idée
Vous votez? Vous pouvez aider quand même
Ce site n'a ni budget, ni parti, ni relais médiatique. Il ne grandit que si des gens le font circuler. Trois gestes, du plus court au plus utile.
Soutenir en un clic
Sans email, sans compte: le bouton « Je soutiens » en haut de page compte les soutiens publics à la démarche, distinctement des déclarations d'abstention. C'est le geste des gens qui votent mais qui trouvent que ces 13 millions de voix méritent d'être entendues.
Envoyer le lien à une personne qui s'abstient
Un message privé à quelqu'un qui ne votera pas vaut mille impressions publicitaires. C'est, de très loin, ce qui fait venir les déclarations.
Critiquer publiquement
Une objection argumentée sert plus qu'un like. Écrivez à [email protected], ou déposez-la comme idée: le site est en alpha et les objections servent à le corriger.
La charte d'honnêteté
- 1Aucun consensus fabriqué. Toute synthèse publiée citera les témoignages bruts dont elle est tirée.
- 2Méthode publique. Quand l'analyse par IA arrivera, ses critères et ses limites seront publiés avec elle.
- 3Personne ne parle à votre place. En cas de doute, on cite verbatim. Jamais de reformulation qui trahit.
- 4Des chiffres vrais ou pas de chiffres. Le compteur n'affiche que les déclarations validées par email, une par adresse. Sa limite est assumée: une adresse n'est pas une personne.
- 5Ni parti, ni candidat. Ce site ne soutient personne et ne collecte aucun don. Il donne une voix, pas une consigne.
Suivre ce qui émerge
Recevez ce que les abstentionnistes disent vraiment
À chaque palier, un rapport public transforme les déclarations en carte lisible — sans lisser les désaccords.
- La carte des raisons, chiffres bruts à l'appui
- Les témoignages cités verbatim
- Un email par palier, jamais de bruit